Le métier de community manager expliqué à mon fils de 11 ans

Au printemps dernier, mon fils de 11 ans avait une bronchite qui l’immobilisa à la maison deux jours, pendant que moi, community manager freelance je bossais (aussi) à la maison.

A l’issue de la première journée, je l’avais bien vu s’ennuyer (entre deux parties de console) et lui ai proposé de m’assister le lendemain et lui ai dit : « Ca te dirait que je te montre ce que je fais tous les jours, ce que fait un community manager la journée (et un peu la nuit aussi) ? Il a de suite accepté. Depuis le temps qu’il me disait « Mais tu travailles trop maman ! » ou « Mais qu’est-ce que tu fais là ? »… Il allait enfin percer certains mystères !

J’ai donc établi un petit programme, avec pour fers de lance Facebook et Twitter principalement ainsi qu’un peu de blogging, pour qu’il se mette dans la peau d’un community manager.

  1. Le community manager veille et prévoit

Pour ce faire, je lui ai montré pour commencer comment on faisait un planning éditorial. Car, mis à part les publications ou rebonds sur l’actualité chaude, un community manager ne se lève pas le matin en se demandant ce qu’il va poster dans la journée. En général, il le sait plusieurs jours ou semaines avant.

Pour ma part je fais mes planning éditoriaux chaque mois (grosso modo) pour la plupart de mes comptes sociaux, validés par les clients, bouleversés de temps à autre selon l’actualité.

Et c’est là que tout le travail de créativité et de veille prend tout son sens.

Pour faire simple je lui ai montré comment fonctionnent Google actualités, Alertes et Drive puis comment je trouve l’inspiration sur d’autres comptes sociaux (Oh la vilaine !).

Par contre je lui ai expliqué que sur Twitter, je fonçais chaque jour (enfin, avec certaines règles à respecter), publiant sans trop de validations au gré de l’actualité et de la journée. Trop compliqué sinon. Twitter est tellement en avance sur son temps…

  1. Le community manager programme et poste 

Là, les choses sérieuses ont commencé. Sur Facebook, il a découvert que l’on pouvait programmer. Il m’a laissé faire (ouf !). Puis je lui ai montré l’outil de programmation TweetDeck pour Twitter.

Il ne s’est pas ému plus que ça. Je pense qu’il était un peu perdu dans toutes les colonnes de Tweetdeck et tout ce qu’il fallait contrôler (comme l’orthographe). J’étais un peu tendue aussi je pense (rigueur mon amie).

Enfin, je lui ai montré, grâce à tous les boutons sociaux sur les articles de blog ou de presse, comment on pouvait partager par magie très facilement. Il était content.

  1. Le community manager échange 

Voilà qu’ensuite je l’ai mis aux commandes vraiment. On a échangé avec des « vrais » gens, des twittos plus précisément. Pour ma part je trouve Twitter, le média social le plus ludique et interactif.

Il s’est ainsi appliqué à répondre et à recevoir des mentions, Fav et RT et je crois qu’il s’est bien éclaté.

Pour preuve, quand je me suis interrompu et lui ai dit : « Alors ? T’en penses-quoi ? Ca te plait ? ». Il m’a répondu : « Facebook bof. Je préfère Twitter ».

Je lui ai également montré les différents systèmes de DM et MP (nombreux parfois).

  1. Le community manager modère 

« Sache mon fils que les gens s’expriment sur les réseaux sociaux mais qu’il y a parfois des « coquins ». »

Je lui ai donc dit qu’en général on essaie de répondre un peu à tout mais que parfois il faut « masquer » (ta mère en slip) ou « supprimer ».(je viens vous proposer un crédit… blabla).

  1. Le community manager travaille (parfois) les images

Avec mon outil du moment je lui ai juste montré comment retoucher une image, ajouter un logo, faire des compositions…. Nous sommes restés simples encore une fois.

Trop de boutons de commande à son goût je crois mais il est resté attentif.

  1. Le communy manager écrit souvent, blogue parfois

Alors c’est là que j’ai commencé à perdre mon fils.

Je lui ai fait rédiger un article sur les noms de chats en L. Au bout d’une heure et demi, il avait soi-disant terminé et le lendemain on ne retrouva pas l’article…

Quant à la démonstration d’une intégration sous WordPress il m’a dit : « Euh non ça va aller maman. Demain si tu veux  ! ».Pour ne pas dire jamais.

  1. Le community manager fait des bilans de fin de mois

J’ai commencé à lui parler des KPIs essentiels et là il est complètement parti… 🙂

Je l’ai rattrapé au vol en lui demandant ce qu’il pensait de tout ça au global, si cela avait été intéressant : « C’est compliqué ton travail maman ».

Je crois que ce qui est compliqué pour lui c’est tout ces onglets, fenêtres, outils. Et encore il en a vu qu’une partie. 🙂

En résumé : le community management c’est pas facile tous les jours, c’est même compliqué oui. Mais heureusement il y a Twitter pour nous éclater !

Qu’en pensez-vous ?

Une réflexion sur “Le métier de community manager expliqué à mon fils de 11 ans

  1. Pour résumer, ici tu lui a montré une partie de la fonction de Community Manager, qui est l’assemblage de diverses fonctions #CM… Certains collègues ont d’autres outils’ d’autres missions, d’autres besoins en compétences, et n’ont pas les besoins que tu as, Il est important de parler de moins en moins de métiers, mais de parler de plus en plus de fonctions et de misssions.
    Ce que tu as très bien montrè c’est la préparation, l’anticipation, la mise en place du cadre àla fois stratégique et tactique, et les relations avec le client. Et les utilisateurs.
    C’est superbe, tu as cassé l’image du CM qui répond uniquement mais qui a une viqion stratégique, long et moyen terme… Bravo. Mais sortir de l’image métier et réfléchir en fonctions et missions…

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